Voici les principaux éléments de la communication des risques en situation d’urgence ou de crise identifiés par le Protecteur du Citoyen dans son rapport d’enquête spéciale sur la gestion de la crise de la listériose associée aux fromages québécois:

  1. Expliquer les résultats de l’évaluation des risques ayant mené à la sélection d’une option de gestion des risques plutôt qu’une autre;
  2. Prendre en considération les préoccupations des différents publics affectés par la crise ou la situation d’urgence et y répondre;
  3. Avoir un plan qui définit les rôles et responsabilités de chaque intervenant, ainsi que les grandes stratégies de communication publique à adopter;
  4. Effectuer une veille médiatique et faire une analyse quotidienne, pour adapter, au besoin, les stratégies de communication.

Et voici ses constats concernant la communication menée par le MSSS et le MAPAQ :

Ni le ministère de la Santé et des Services sociaux, ni le Ministère de l’Agriculture des Pêcheries et de l’Alimentation n’ont de plan de communication pour les situations d’urgence ou de crise liées aux toxi-infections alimentaires. Il en découle que leurs messages, lors de la crise, n’ont pas toujours été bien arrimés et n’ont pas atteint les résultats attendus auprès de la population. Les impératifs de santé publique ont été occultés par les aspects spectaculaires de l’opération de destruction des fromages.

Le rapport (en format pdf) – voir les pages dédiées à la communication pp.54-58

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