Mentir et nier les faits, comme les intentions, n’ont jamais été de bonnes idées. La vérité vaut davantage qu’une bonne excuse.

Les organisations et les personnes doivent reconnaître les risques associés à ces prises de position. Un mensonge est inévitablement nuisible à la réputation et la négation engendre généralement de la méfiance, particulièrement lorsque les faits semblent évident.

L’exemple de Claude Dubois, qui a réussi à se faufiler à l’intérieur des locaux du CSSS des Pays-d’en-Haut à Saint-Sauveur, le 29 octobre dernier, pour se faire vacciner avec les membres de sa famille, est éloquent. L’artiste a obtenu un privilège alors que des dizaines de personnes, dont de nombreux enfants, attendaient leur tour à l’extérieur de l’établissement.

Confronté par la suite par le journaliste Éric Nicole du journal des Pays-d’en-Haut, qui voulait savoir pourquoi Claude Dubois avait obtenu son vaccin en passant devant tout le monde, l’artiste a affirmé avoir un rendez-vous pour un autre vaccin avant de partir en voyage. Vérification faite par le journaliste, le CSSS des Pays-d’en-Haut ne donne pas de vaccins de voyageurs! En lisant l’article, il était clair que l’une des parties mentait.

L’histoire a eu son écho dans la chronique de Patrick Lagacé, dans La Presse, le 10 novembre, qui a clairement prit position contre Claude Dubois. Médias traditionnels et sociaux se sont alors emparés de l’histoire, provoquant déjà colères et indignations parmi la population québécoise. En matinée, Claude Dubois répond aux questions du journaliste Jean-Luc Mongrain, à LCN, et répète qu’il avait bien obtenu un rendez-vous avec une infirmière et ajoute qu’il le faisait pour sa fille! La porte-parole du CSSS des Pays-d’en-Haut, interrogée, elle aussi, par Jean-Luc Mongrain, maintenait sa position en précisant qu’il était impossible d’obtenir un rendez-vous ce jour-là (le 29 octobre), que ce soit pour un vaccin ou pour toute autre question. L’artiste venait non seulement d’être contredit une deuxième fois, mais utilisait son enfant pour se justifier, plutôt que d’admettre qu’il avait fait une erreur et qu’il aurait dû suivre les consignes et d’attendre son tour pour se faire vacciner.

En refusant d’admettre ses intentions, Claude Dubois ne fait que prolonger son calvaire et son nom risque d’être indissociablement lié à cet événement qui noircit sa réputation.

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