Le 12 janvier 2010, un tremblement de terre d’une magnitude de 7,0 a dévasté Haiti faisant des dizaines de milliers de mort, des centaines de milliers de blessés et des millions de personnes sinistrées, selon un bilan provisoire. Plusieurs villes importantes ont été touchées. Port-au-Prince, la capitale, a été en grande partie détruite. Le séisme a détruit une partie du Palais présidentiel et anéanti le gouvernement haitien. Jacmel, Léogane, Petit Goave, Grand Goave, Carrefour et Geisser ont toutes été détruites à 40%-90%! Depuis, la communauté internationale s’est empressée de porter secours aux survivants et sinistrés. Selon la porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaire de l’ONU, Mme Élizabeth Byrs, le séisme qui a ravagé Haiti est le pire désastre auquel l’ONU a été confrontée dans son histoire.

Haiti ne sera plus jamais la même. Le désastre humanitaire qu’a engendré le tremblement de terre vient de plonger le pays et ses habitants dans une crise humanitaire pour de nombreuses années. Mais avant même de pouvoir commencer à réfléchir sur la reconstruction du pays, l’attention et les efforts doivent être consacrés à certaines priorités.

Pour le président du pays, René Garcia Préval, les priorités sont dans l’ordre :
1. Remettre en place la MINUSTAH (Mission des Nations-Unies pour la stabilisation en Haiti) dont les bureaux à Port-au-Prince ont été détruits, faisant une centaine de morts parmi le personnel;
2. Dégager les rues pour aller porter secours aux personnes;
3. Ramasser les cadavres et améliorer les conditions sanitaires des survivants et de la population du pays.
Aussi, les conditions sanitaires demeurent la priorité de la Croix-Rouge Internationale et de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Selon Élizabeth Le Saout, chef adjoint de l’Unité de santé du Comité International de la Croix-Rouge (CICR), les défis de santé sont considérables.

Ainsi, pour les gouvernements et les organismes humanitaires, l’aide à Haiti doit d’abord viser une stabilisation des conditions humanitaires et de survie. De l’argent, des médicaments, de la nourriture et de l’eau, de l’équipement, du personnel médical et des forces pour assurer la protection de la population, voilà bien l’essentiel pour l’instant pour venir en aide à une population sinistrée.

Si le travail des organismes humanitaires est jusqu’ici exemplaire, ils devront,  dans quelques semaines avec le gouvernement haitien, rappeler régulièrement les besoins et priorités de la population haitienne.Car devant l’ampleur de la catastrophe, il faudra des semaines sinon des mois avant de pouvoir assurer le minimum vital à la population sinistrée. D’ailleurs, les politiques ont commençé à se préparer à prendre position dans l’espace publique. Moins de 48 heures  après le tremblement de terre, le président français Nicolas Sarkozy appelait à une grande conférence internationale pour la reconstruction et le développement d’Haiti après le séisme. Hier, le Canada a convoqué « les pays amis d’Haiti » à un Sommet le 25 janvier 2010 à Montréal.  Lorsque les journalistes quitteront l’île Hispaniola et cesseront de faire du bruit on aura le sentiment, probablement à tord, que la situation est sous contrôle et qu’on pourra commencer à envisager des jours meilleurs pour le peuple d’Haiti.

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