C’est la question que pose monsieur Pierre Schneider, ancien journaliste, dans un commentaire à propos d’un article publié dans Le Devoir du 15 janvier.

Ancien journaliste, je suis rivé à ma télé-Haïti depuis deux jours et j’en suis venu à penser (que mes confrères me pardonnent mon hérésie !) que les centaines de représentants des médias de la planète qui envahissent Port-au-Prince ne peuvent que nuire aux opération de sauvetage d’une urgence extrême où chaque minute est cruciale pour la survie des sinistrés.

Loin d’être contre la liberté de pense, je pense néanmoins qu’il devrait y avoir un pool international de journalistes accrédités et que seuls quelques-uns d’entre-eux pourraient avoir accès au terrain et partager les informations avec tous leurs confrères…comme cela se fait dans certaines circonstances spéciales.

Je partage entièrement le point de vue de monsieur Schneider. Oui, les journalistes et les médias ont un rôle à remplir : nous informer, nous rendre compte des actions prises par toutes les organisations qui font appel à notre générosité. Non, il n’est plus obligatoire que tous et chacun soient sur place en cette ère de blogues, de YouTube, de Twitter qui leur permettent d’avoir accès à une avalanche de contenus qu’ils pourraient triés, analysés, contextualisés.

Mise à jour:

Le point de vue de Paul Cauchon du Devoir

Le point de vue de Patrick Lagacé

La discussion sur le blogue de la Fédération des journalistes du Québec

Un billet de Patrick Lagacé sur le sujet

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