L’Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie estime que ses activités liées à la pandémie de grippe A (H1N1), à l’automne 2009, se sont bien déroulées dans l’ensemble. Selon les conclusions d’un rapport portant sur l’expérience de 155 personnes œuvrant dans le réseau montérégien de la santé, « les pistes d’amélioration touchent surtout les activités qui impliquent les acteurs de l’externe, notamment le ministère de la Santé et des Services sociaux ».

Selon le rapport, dont les principales conclusions ont été publiées dans le Courrier du Sud le 19 août 2010, « …la réponse à la pandémie s’est soldée par un bilan favorable. Toutefois, si la pandémie avait été plus virulente, le réseau n’y était pas suffisamment préparé, en particulier en ce qui a trait à l’implantation des sites non traditionnels de soins ».

Le rapport propose la révision de l’approche top-down du ministère de la Santé et des Services sociaux pour permettre aux établissements d’appliquer les directives provenant de Québec. On souhaite également une  « plus grande complicité » avec les autres ministères du gouvernement et les municipalités. On propose qu’un décret enjoigne les municipalités à fournir des locaux en situation de crise.

Au chapitre de la gestion des communications et de l’information, le rapport critique le gouvernement qui « devrait s’en tenir à rassurer les citoyens et les référer à leurs sources d’information locales pour éviter la confusion quant aux horaires des centres de vaccination ». On voudrait voir diminuer le nombre de canaux d’information dans les établissements et on propose de nommer une « personne pivot » pour assurer la diffusion des informations aux divers publics. De plus, le rapport souligne que les messages devraient être mieux ciblés, entres autres pistes d’amélioration.

Sur la gestion des médias nationaux, la critique est encore plus virulente à l’endroit du gouvernement. « …La crise a été gérée principalement par les médias nationaux : beaucoup de décisions du gouvernement semblaient être influencées par la couverture médiatique, laquelle était plutôt axée sur les mauvaises nouvelles. Les autorités ministérielles devraient plutôt prendre en considération l’expertise des milieux de santé locaux ». Bien que satisfait de la couverture des médias régionaux, les auteurs du rapport estiment « …qu’il y aurait lieu d’impliquer davantage les médias nationaux pour expliquer à la population le bien-fondé des changements de doses et de procédures par exemple quand il s’agit d’une maladie peu connue et de nouveaux vaccins ».

Le rapport suggère aussi de profiter de l’expérience acquise par tout le personnel du réseau de la santé et des services sociaux de la région pour mettre à jour le plan régional de pandémie.

Le rapport n’a pas encore été mis en ligne sur le site de l’Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie.

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