Le code de déontologie de SNC-Lavalin, rapporte l’éditorialiste André Pratt de La Presse, précise (que) : « L’intégrité et la réputation de la société en matière de déontologie sont essentielles à une rentabilité soutenue ». André Pratt ajoute : « Si elle agit conformément à ces valeurs, SNC-Lavalin fera rapidement la lumière sur toute cette affaire ».

En effet, la stratégie défensive de l’entreprise et les réponses parcimonieuses aux questions soulevées sur les affaires de SNC-Lavalin en Libye provoquent de nombreuses interrogations.

L’Agence QMI s’interroge  elle aussi sur l’implication de SNC-Lavalin sur une possible fuite de Saadi Kadhafi, l’un des fils de Mouammar Kadhafi, vers le Mexique. Une consultante, Cynthia Vanier, travaillait-elle pour l’entreprise, lorsqu’elle a été arrêtée au Mexique, en novembre dernier ?  SNC-Lavalin et l’avocat de Mme Vanier confirment toutefois qu’une entente liait la firme d’ingénierie et la consultante, sans donner plus de détails sinon qu’elle a reçu un montant de 100 000 $.

Finalement, un premier analyste, Michael Tupholme, de la TD, recommande à ses clients d’acheter le titre : « Dans le contexte actuel, je ne suis pas surpris de la pression sur le titre de SNC. À moyen et à long terme cependant, je m’attends à ce que les inquiétudes se dissipent… ».

Jusqu’ici SNC-Lavalin fait le choix d’en dire le moins possible. Il serait étonnant cependant, considérant l’ensemble des enjeux éthiques, économiques, politiques, boursiers, judiciaires, contractuelles, de gouvernance, et des enjeux au sein même de l’organisation, que l’affaire ne se développera pas davantage et que l’intérêt médiatique s’estompe.

Pour vous en convaincre et en connaître davantage sur le sujet, le National Post a développé tout un dossier.

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